Puis-je?

         Il fut un temps où mes consoeurs (les femmes) n’avaient pas le droit de faire certaines choses…Bon, soyons francs ! elles n’avaient tout simplement aucun droit. Aux Etats-Unis, par exemple, pendant la première moitié du XIXe siècle, les femmes ne pouvaient pas voter, être élues, suivre des études supérieures ou avoir une profession. Si elles étaient mariées, elles ne pouvaient pas conclure de contrat, divorcer ou obtenir la garde de leurs enfants.

         Ces êtres, dont l’existence était (« est » encore dans certains pays) réduite à sa plus simple expression, ont voulu que les choses changent ; ils se sont battus et on pu effectivement améliorer la situation au fil du temps. Rappelons-nous les grandes luttes qu’ont dues mener les suffragettes en France vers les années 1908 pour obtenir le droit de vote ou le premier Congrès sur les droits de la femme à Seneca Falls (New York) en juillet 1848 ou,  plus près de nous, la marche du 21 janvier 2017 dans près de 400 villes américaines et 70 autres pays. Hier, et encore aujourd’hui, les femmes se mettent debout pour le changement qu’elles veulent dans le monde.

          Cette guerre, elles ont du également la mener dans le monde professionnel ; aussi, aujourd’hui, les femmes sont ingénieurs, politiciens, médecins, entrepreneurs, policiers, conducteurs d’engins lourds, etc… L’accomplissement d’une femme ne se limite plus au fait qu’elle soit mariée, exceptionnelle femme au foyer et bonne maitresse de maison. De plus en plus d’hommes attendent d’une femme qu’elle puisse l’aider, l’épauler, le remplacer valablement  le cas échéant au sein du foyer. Et ce n’est que pour le mieux : les femmes, de jour en jour, s’évertuent à atteindre leur plein potentiel sans avoir la sensation de passer à côté de quelque chose et sans se sentir coupables. Il n’est plus seulement question de savoir bien faire la couture et la cuisine pour être une femme à part entière, ni question de rester dans son coin pendant que M. Un tel mène la conversation (Mme Une telle taisez-vous et mettez-vous là !). Les femmes partent à la conquête de leurs propres rêves. Elles réussissent pour elles-mêmes. Elles s’émancipent…

            Et, ce même processus d’émancipation civile, professionnelle et sociale a aussi apporté une redynamisation des relations hommes-femmes. Ainsi voit-on que de nos jours, certaines femmes n’attendent plus que les hommes fassent le premier pas pour leur demander leur numéro, pour les inviter à prendre un verre ou pour tout simplement leur avouer leurs sentiments… Parallèlement, vous seriez etonnés de voir combien d’hommes apprécient ce genre de femmes et rêvent d’en rencontrer une ; bien que d’autres fuient cette catégorie qu’ils jugent trop « audacieuse » – l’humain n’a-t-il pas toujours eu un peu peur de l’inconnu, de l’extraordinaire, de l’original et de ce qui trouble l’ordre dit « normal » des choses?

            Et dans cet ensemble chaotique de préjugés, de conceptions et de goûts qui fusent et s’entrechoquent, un lot de femmes moins osées se demandent : « Puis-je? Puis-je le lui dire ? Puis-je dire à l’homme qui m’intéresse que je n’arrête pas de penser à lui ?que j’aurais aimé passer plus de temps avec lui et apprendre à le connaitre?que j’aurais aimé sortir avec lui ?comment me verra t-il après de tels aveux ? Puis-je le lui dire ou non ? ».

         Souvent, en proie à ces questions, ces dames se tournent vers des amis (es) pour trouver conseil. Mais vous savez quoi ? Vous êtes la seule à vraiment vous connaitre, à connaitre le contexte et les circonstances de cette attirance et à determiner ce que vous êtes prête à assumer. Personne n’est mieux placée que vous-mêmes pour savoir et décider quoi faire. Cependant, gardez toujours en tête que : « Qui ne risque rien n’a rien » et que la vie est trop courte pour remettre à demain ce que l’on peut faire aujourd’hui.

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Mélissa VALME

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2 thoughts on “Puis-je?

  1. Salut Mel.
    Tu as dis des choses tout à fait correctes et qui à mon avis entrent dans la droite ligne des efforts humains pour sortir du carcan du racisme et de la ségrégation sexiste. Ce que tu évoques fais partie de la mutation des valeurs, des avancées sur le chemin du respect des droits fondamentaux de la personne qui a du coup une répercussion sur le comportement à l’égard de cette catégorie dite femme, sur la division du travail, la redefinition des attributions et taches domestiques etc.
    En ce qui a trait aux exemples, tu aurais pu considérer la société haïtienne, aussi décomposée qu’elle puisse être en son état actuel, ayant fait des progrès considérables comme la redéfinition les droits de l’homme du 26 aout 1789 par la révolution de 1804. Dans ce pays aussi, grace aux combats de la ligue féminine haïtienne, les femmes ont obtenu tôt leur droit de vote par rapport à certains autres pays mentionnés dans le texte.
    Dans cette quête , tu pouvais aussi mentionner le fait qu’avant 1982, la femme était mineure en mariage et dépendait de son mari. Cette calamité a été révisée et éliminée lorsque Benette (fille de Dumarsais) devait se marier avec l’ex-dictateur, le défunt Jean Claude Duvalier.
    Aujourd’hui, même si je ne suis pas tout a fait d’accord avec certaines de leurs actions, tu as des organisations féminines qui luttent pour le respect intégral des droits des femmes. Un ministère est créé en ce sens et qui a mon avis devrait être plutôt un ministère des affaires familiales * ou a défaut d’être un ministère plus général serait une entité d ministère des affaires sociales statuant sur la question des femmes. Mais des institutions vraiment fonctionnelles.

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